Programme

8h00 – Petit déjeuner-networking

8h45 – Accueil et introduction

Laure de LA RAUDIERE, députée d’Eure-et-Loir, co-présidente du groupe d’études cybersécurité et souveraineté numérique

8h55 – Allocution d’ouverture

Bruno LE MAIRE, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance

9h05 – « Les Français et leur relation avec l’économie : y a-t-il un « monde d’après » ? »

Brice TEINTURIER, directeur général délégué d’Ipsos France

9h20 – Table ronde 1 : « La transformation numérique du secteur bancaire et des services financiers percutée par la crise »

Depuis sa création, la banque « à la française » en traversant de nombreuses crises comme celle de 1929, deux guerres mondiales et plus récemment la crise financière de 2008, a non seulement apporté la preuve de sa résilience, mais a encore toujours su tirer les enseignements de ces crises pour renforcer ses résistances et ses moyens d’actions. 

S’il est clair que le numérique a joué un rôle clé en évitant à la France de s’arrêter pendant la crise sanitaire de 2020, cette dernière, en dopant les nouveaux usages et en mettant sous tension les réseaux et services numériques,  questionne à nouveau l’organisation et le fonctionnement de notre système bancaire et sa numérisation, en particulier en ce qui concerne la dématérialisation des services et la maîtrise par les banques des technologies numériques dans un contexte d’émergence de nouveaux modèles de souveraineté basés sur la possession des données et la gouvernance des plateformes.

Une dématérialisation et une explosion des services en ligne qui posent également la question de la pertinence du maintien de réseaux d’agences de proximité et de l’interopérabilité entre la présence physique et le guichet en ligne, accélérant ainsi l’évolution des métiers de la banque et les modes de relation client.

Une dématérialisation qui a aussi ouvert de potentielles failles de sécurité associées à la mise en œuvre du télétravail dans un temps record ou à l’utilisation de plateformes de téléconférence non homologuées.

Dématérialisation qui s’est enfin révélée insuffisante ou carrément inexistante dans certains cas comme la signature électronique dans le domaine du crédit immobilier, provoquant un véritable effondrement des prêts.

TABLE RONDE EN COURS DE CONSTITUTION

10h20 – Regards croisés : « Les impacts de la transformation de modèles traditionnels hors secteur bancaire sur les métiers de la banque »

Dans le courant transformateur d’une évolution de la consommation vers l’économie de fonctionnalité ou d’usage, de plus en plus d’entreprises, dans de toujours plus nombreux secteurs comme la santé, la prévoyance, l’automobile, l’électroménager, la grande distribution, mais aussi les biens culturels, l’énergie, les assurances et même l’immobilier, intègrent des services financiers à leurs offres. C’est ainsi que le consommateur achète de plus en plus une « solution intégrée » en lieu et place d’un produit ou d’un service.

Cette tendance conduit donc de nouveaux acteurs à proposer leurs services et leurs plateformes sur le marché des services bancaires avec des offres parfois très innovantes dans des domaines jusqu’à présent réservés au secteur financier. Parmi ces nouveaux acteurs, les GAFAM et BATX ne seront pas les derniers à tenter de s’imposer !

SESSION EN COURS DE CONSTITUTION

10h40 – Keynote

Maya ATIG, directrice générale de la Fédération Bancaire Française

10h50 – Table ronde 2 : « Quels projets et quelles technologies au service de la souveraineté économique européenne ? »

De moyen d’échanges alternatif dans le monde numérique, les crypto-monnaies sont en passe de s’imposer comme un élément majeur et structurant de l’économie mondiale. Stabilité, gouvernance, régulation, indépendance, neutralité des industriels du minage, … sont cependant autant de questions qui restent posées et demeurent un préalable à leur développement. Des questions à laquelle l’écosystème blockchain apporte des réponses mais qui nécessitera, de toute évidence, la garantie et le gouvernement des banques centrales et, en ce qui nous concerne, de la Banque Centrale Européenne.

Par ailleurs, et plus particulièrement en matière de régulation, les récentes préconisations du Groupe d’Action Financière sur le Blanchiment de Capitaux questionnent certaines dispositions de la loi PACTE visant à renforcer l’attractivité de la France dans le domaine de la crypto-finance.

Autre grande transformation accélérée cette fois par la DSP2, celle des paiements avec l’émergence à la fois de nouveaux moyens de paiements et de plateformes. Dans ce contexte, et comme pour les crypto-monnaies, la souveraineté économique européenne passera par la maîtrise des moyens de paiement. L’initiative de plateforme paneuropéenne de paiements unifiée EPI est une illustration de cette ambition.

TABLE RONDE EN COURS DE CONSTITUTION

11h50 Keynote : « Le risque climatique est devenu un enjeu majeur pour l’investissement !»

Sylvie GOULARD, seconde sous-gouverneure de la Banque de France

12h00 – Table ronde 3 : Quelles technologies numériques au service de la « banque durable » et de la « finance verte » ?

Il est probable que la crise sanitaire joue un rôle « d’accélérateur de tendances », notamment celle d’une évolution de la demande du public d’une société plus sobre et plus respectueuse de la nature. Dans ce contexte, il est probable que des critères tels que l’empreinte carbone, le respect de la biodiversité et plus généralement de nouvelles exigences de responsabilité sociale et sociétale, deviennent des facteurs prépondérant dans le choix d’un établissement bancaire. Dans ce contexte, les technologies numériques, en particulier la blockchain, auront sans doute un rôle déterminant à jouer, notamment en informant davantage les consommateurs, autorisant l’accès à l’investissement pour le plus grand nombre et l’expansion de la microfinance. Paradoxalement, le développement de ces technologies sera questionné par leur propres répercussions sur l’environnement et en particulier par leur empreinte carbone.

Comment la crise sanitaire de 2020 a-t-elle fait évoluer les doctrines et les pratiques en matière d’investissement ? Quelle méthodologie de comparaison des stratégies d’investissements en termes d’impact écologique et sociétal mettre en œuvre ? Quelles technologies pour quels moyens de contrôle ? Qu’attendre des critères EGS (environmental, social and governance) et de la taxonomie verte de l’UE ? Quels outils de mesure des critères d’impact et de leur respect ? Quels principes de sobriété numérique appliquer au secteur bancaire ?

TABLE RONDE EN COURS DE CONSTITUTION

13h00 – Clôture

Laure de LA RAUDIERE, députée d’Eure-et-Loir, co-présidente du groupe d’études cybersécurité et souveraineté numérique